Philippe JAFFEUX

Créé le : 14/11/2012

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Sanda Voïca sur « Courants 505 : le vide » de Philippe Jaffeux

« Toutes les vérités sont des erreurs parce qu’elles essayent d’interpréter la perfection. » (Philippe Jaffeux, « Courants 505 : le vide », p. 12)


Ni ce récent livre, « Courant 505 – le vide », de Philippe Jaffeux n’échappe à l’alphabet : chacun de ses 15 « chapitres » contient 26 phrases – nombre correspondant, à celui-ci des lettres de son Alphabet, bien entendu.

Alors le 505 qui est dans le titre n’est pas du tout les « 505 brèves poétiques » annoncées par l’éditeur, Vincent Rougier, sur la quatrième de couverture, et repris sans « vérification » par certains, car, après lecture et calcul (26 x 15 = 390) – il ne s’agit pas du tout du nombre de phrases que le livre contient.

Ce 505 serait plutôt le nombre que le nom ou la marque d’un dictaphone, DG-505 DICTATION DICTAPHONE TRANSCRIBING, contient. Mais pour élucider cela, il fallait savoir – information trouvée ailleurs que dans les pages du livre – que l’auteur n’a pas écrit, mais dicté ce livre, et qu’ensuite a été transcrit (sur l’ordinateur) à l’aide d’un logiciel spécifique.


Malgré le titre et les occurrences tout aussi nombreuses, sinon encore plus du mot « vide », ce qui nous apparaît comme le (leit)motif structurant ce texte, c’est la page blanche. Les variations autour d’elle sont si nombreuses, que la fameuse « angoisse » devant la page blanche, n’a pas de sens pour Philippe Jaffeux – ou bien elle est anéantie d’emblée. Mais il faut quand même faire cette précision, que la page blanche (papier ou écran d’ordinateur) est finalement interchangeable avec un ensemble de plusieurs mots (autres choses), comme un jeu de clés. Alors ajoutez blanc, vide, transparence (de l’air ou de son corps, celui de l’auteur), lumière, parole (ou phrases, alphabet) ; vous mélangez ces mots et vous sortez un d’entre eux : ils s’équivalent, chacun peut remplacer un autre dans une phrase et même si elle change, varie, par contre le sens n’a pas changé essentiellement. Donc le vide est un des avatars de « la page blanche » aussi. Ou bien, un transvasement permanent : « L’épaisseur de sa page blanche perfectionnait sa parole vide grâce à la transparence de l’air. » (p. 16)

Interchangeabilité et synesthésie à la fois : « Le silence révélait son regard au moment où il se taisait pour voir ce qu’on lui disait. » (p. 15)

Avec ces clés on démonte et remonte chacune de ces phrases ou pages. L’auteur nous le dit tel quel : « Il ouvrit sa page avec une clé dès qu’il se cacha pour épier sa blancheur ». (p.16). Clé anglaise ou clé de porte !


Dès la première page : « Le vide était une arme à double tranchant s’il retournait sa page blanche sur elle-même. » jusqu’à la dernière : « Il découpa sa page blanche en un cercle pour signer un traité de paix avec le temps. » (nous qui soulignons = n. s.) les occurrences sont si nombreuses que nous ne les citerons que pour dire aussi ce qu’il nous inspire d’autre que ce qui les relie toutes : un détournement permanent de l’angoisse à laquelle on l’associe le plus souvent, quand on parle d’un écrivain, ou maintes variations, nous disions, autour d’elle.

Ainsi, cette « page blanche découpée en un cercle » – à la fin du livre – au-delà du fait qu’elle nous renvoie à un temps circulaire (cyclique – et ici à chacun de chercher ses références, de l’antiquité grecque, en passant par Nietzsche, jusqu’à Mircea Eliade et son « Mythe de l’éternel retour » jusqu’aux mentalités « primitives » analysées par Claude Lévi-Strauss) – elle nous renvoie, donc, par ce cercle, à un autre livre de Philippe Jaffeux, « O, L’AN / » (Ed. Atelier de l’Agneau, 2011, 2013) et à la fin de « N » (Ed. Passage d’encres, 2013), qui finissait par « an / »

 

 

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Pour expliciter le titre : l’électricité, le courant électrique semble le sens évident de ce mot, appui dans le texte sur :

« Il écrivait des phrases automatiques depuis que l’électricité humanisait son ordinateur. » (p. 8 ; m.s.).

« L’intensité de sa joie inaudible mesurait l’unité électrique de sa page lumineuse. » (p.11) – à remarquer la joie comme unité de mesure de cette électricité. Et cette joie pourrait bien être alimentée par la grâce : « L’encre ne pesait plus sur ses pages parce que la grâce du vide allégeait son existence. »

Et surtout : « Son cœur battait au rythme de l’électricité depuis que le vide dansait entre chaque lettre. » (p. 34)

Mais nous avons saisi les courants aussi dans le sens des courants d’eau, marins : d’abord simple intuition dans : « Ses pensées s’écrasaient par vagues successives sur le grain de ses pages écumantes. » (p.8), et la confirmation – plus loin : « Le courant d’un vide inversé l’emporta lorsqu’il remonta un flot d’interlignes spumescentes. » (p. 19 ; n. s.)

Et que l’eau n’est pas une illusion : « Il marchait sur ses pages blanches pour immobiliser le mouvement de ses doigts. » (p. 19) : en nouveau Jésus, il est le créateur d’un monde à l’envers : qui ne bougerait plus. Figer l’univers. Démiurge-destructeur ?

La page blanche est faite de couches imaginaire : « Il remplaçait chaque mot qu’il était sur le point d’écrire pour créer un palimpseste imaginaire. » (p. 16)

« Sa page demeurait blanche depuis qu’il rêvait de savoir écrire avec de la lumière. » (p.21)

« Les pages blanches sont nécessaires au vide parce que l’écriture est superflue. » (p. 20)

« Sa page blanche était puisée à la source d’une lumière s’il approfondissait la fluidité du vide. »

« Sa page blanche l’éveilla lorsqu’il ferma les yeux pour regarder à l’intérieur de lui-même. » (p. 10)

L’angoisse devant la page blanche est renversée : « Il croyait être un tigre en papier lorsqu’il s’habillait en blanc en vue d’effrayer sa page. » (p. 29)

« Un vide fantomatique effrayait la blancheur de ses pages surnaturelles. » (p. 10)

Ecrire, c’est ruser (Ulysse) ou feindre « d’être aveuglé par sa page blanche » (p. 11).

La page blanche = la page vide = la page lumineuse = la lumière même = le soleil même = la naissance du poète = la naissance du monde : « Les étoiles brillaient grâce à la chaleur de ses pages solaires. » (p.13) Ambition démiurgique, mais doublée de celle de la destruction (« mauvais démiurge »).

L’écriture peut aussi être dangereuse : « La nuit était en retard sur le jour si le vide se synchronisait avec sa page blanche. » (p. 16) Ou : « Le vide tomba sur terre lorsque les hommes furent sauvés par un alphabet dangereux. » (p. 26).

Mortelle : « Il se coupa les veines avec la blancheur tranchante d’une page armée. » (p. 42)

La page blanche à la fois comme salut et comme perte.

*

Des liens évidents avec son autre livre, « N » - dans lequel nous décelions [2] le silence de l’auteur comme but de l’écriture du livre : « Il était l’auteur de son silence depuis qu’il écrivait pour parler avec des auteurs anonymes. » (p.12 ; n.s.) Et aussi la prière qui peut fonder la même écriture : « L’origine de l’écriture était dans une prière depuis qu’il écrivait à genoux sur la terre. » (p.12 ; n.s.)

Et encore : « Il interprétait un silence théâtral sur une scène recouverte par ses pages blanches. » (p21). Et ici il faut dire que nous décelions aussi, entre autres, la prière aussi à l’origine des textes et livres de Guillaume Decourt.

Autre lien avec « N » : le rapport entre les nombres et les lettres : « Les nombres sont illimités car les mots ne seront jamais assez nombreux pour définir l’infini. » (p. 20) Ou bien : « Les lettres ignorent la parole parce que les nombres sont reconnus par le temps. » (p.21).

Aussi le souffle : très important pour « animer » son alphabet dans « N » - le voilà présent ici aussi : « Nous sommes emportés par le souffle de la parole parce que notre origine vient du vent. » (p. 10)

La barbarie – ou barbarisme ! – passerait par toutes les époques et tous les courants littéraires – de Homère, jusqu’aux troubadours, en passant par le dadaïsme et le surréalisme, le futurisme, et jusqu’au… nouveau roman, le théâtre de l’absurde et le situationnisme.

Pour Homère : pareil à cet auteur dont on a des doutes s’il a existé ou pas, Philippe Jaffeux affirme : « Sa réalité fut mise en doute lorsqu’il fut certain de se cacher derrière des paroles fictives. »

L’absurde est très bien présent dans ces phrases – qui nous paraissent par endroits des paraphrases de certaines répliques des pièces d’Eugène Ionesco, comme celle-ci : « Il parlait sans arrêt afin de ne plus mordre des hommes dangereux. » (p. 16.)

Et la conscience de l’absurde : « Il éteignit le feu de ses pages blanches avec de l’encre afin d’attiser une écriture absurde. » (p. 10). Absurde de parler du buisson ardent à propos de ses pages blanches ?

Le surréalisme – pour la mention à plusieurs reprises de l’écriture automatique. (C’est réducteur, de m’arrêter ici à ce seul aspect du surréalisme ; mais d’autres aspects de ce courant dans les livres de Philippe Jaffeux seront développés ultérieurement.)

Dadaïsme… : par cette ambition de tout remettre en question, faire table rase et tout « réinventer »…

Le futurisme : « Il retourna vers le début de l’écriture pour dessiner des lettres futuristes. » (p. 18) Même si nous devrions lire « futuriste » comme appartenant tout simplement au futur, nous ne pouvons pas nous empêcher de penser au futurisme, car je vois dans l’écriture de Philippe Jaffeux une application nouvelle de son programme, celui qui « rejette la tradition esthétique et exalte le monde moderne, en particulier la civilisation urbaine, la machine et la vitesse. » !

Ce livre est un roman et surtout un roman nouveau – et pas forcément comme se voulait le nouveau roman, des années 60, en France, mais avec des moyens nouveaux :

Et, pour renfoncer cette idée : ce « roman » est même une autre version du dernier roman de Philippe Sollers, « Médium », qui en propose un de contre-folie, car Philippe Jaffeux propose à son tour sa contre-folie : « Sa raison était enfin inconsciente depuis qu’il rêvait de sa folie. » (p.10 ; n. s.) Et aussi : « Sa sagesse l’aveuglait parce qu’il était sourd à sa folie. »(p. 8 ; n. s.) !

Pourquoi la folie ? « Il préférait être fou afin de croire qu’il était plus proche des animaux que des hommes. » (p. 32)

A approfondir ce rapport hommes-animaux, le règne animal a pu être à son tour transgressé, pour arriver à cet autre règne : « le règne d’une soif inhumaine ». (p. 15 ; n. s.) Les mots soulignés me semblent ceux d’une religion à venir. Et ce livre serait son Annonciation, celle de cette Bonne Nouvelle Nouvelle ! Et encore une preuve qu’il est question de miracle et de mystère : « L’alphabet était un mystère depuis qu’il savait jouer avec sa parole de miraculé. » (p. 36)

*

Nous assistons aussi à un jeu entre mémoire et oubli : « Il oubliait son image lorsqu’il se souvenait des photographies qu’il avait perdues. » (p.23) ; et : « Il oubliait son passé dans son avenir pour se souvenir de chaque instant présent. » (p. 23)

« Il oubliait son enfance dès qu’il se souvenait qu’il écrivait pour des adultes amnésiques. » (p. 24).

Son « Alphabet » est mythologique – il se veut une référence et un matériau d’écriture pour tout autre livre – le sien ou ceux des autres (nous le disions déjà, dans un autre texte, à propos de son « N »). Alors chacune des ces phrases – intempestives (Nietzsche, encore une fois) – se veut comme un trait caractéristique, détourné et détournant, bien sûr, mais comme ceux qui caractérisent, en linguistique, les consonnes et les voyelles, du genre : labiales, fricatives, occlusives etc., et suivies d’une description de leur prononciation (et nous n’allons pas plus loin encore, dans les caractérisations encore plus spécialisées, celles de la phonologie).

Arides-abstraites sont ces descriptions, qui ne parlent qu’aux initiés. Ou du moins à ceux qui les fréquentent quelque temps. Mais ce sont avec ces sons que nous « parlons ». C’est par leur description que nous ne rendons compte que nous… parlions à notre insu. Alors – je vois les phrases de chaque chapitre comme des caractéristiques de chacune des lettres (correspondant à un son, finalement) qui devrait servir à parler, écrire, etc. Langue totale, infernale – car un enseignement serait nécessaire ; comme en chinois, où l’intonation va faire la différence entre les syllabes identiques. Tâche sans fin, car il faut faire combiner et permuter ces (26 lettres x 15 caractéristiques) ces 390 caractéristiques, voire phrases, pour essayer de faire un mot ou une phrase nouvelle. C’est comme une Nouvelle Annonciation : une chose extraordinaire est dite à chacun d’entre nous, lecteur (devenu pour l’occasion Marie sainte, qui accepte l’incarnation par le Verbe). Est-ce que cela nous arrivera, la naissance d’un autre alphabet dans notre sein (esprit) même ? Et pour quelle religion ? Celle du… COURAGE : « Son courage était une religion parce qu’il croyait en un alphabet barbare. » (p. 12 ; n. s.)

La lecture de chacun le dira.

En suivant la nôtre : on a affaire à « un alphabet en fer » (page 8). Le poète est peut-être un géant avec des semelles de fer [3] et qui ne peut pas avancer dans le monde, une sorte d’autre « Albatros » baudelairien, dont les ailes seraient faites en fer…

Mais surtout, il s’agit d’un « art impossible » : « Son art était hors de l’écriture car la surface de ses pages représentait l’intérieur de l’alphabet ». (p. 12)

Alphabet « définitif » : « la parole était absente de son origine dès qu’il créait du vide avec un alphabet définitif. » (p. 18)

Alphabet « exalté » : « Parler était un supplice depuis qu’il punissait le silence avec un alphabet exalté. » (p. 32)

*

Toutes ses phrases simples, à l’apparence de sentences, ou de théorèmes inédits – et dont la démonstration reste à faire par chacun d’entre nous –, phrases qui ne dépassent pas deux lignes, et qui ont toutes le point final (« Des points finaux protecteurs… […] » p. 24) – ce qui manquait dans « N » – nous font penser, à chaque passage à la ligne à… Sisyphe : un Sisyphe qui aurait comme tâche (punition) de toujours recommencer sa phrase, qui se serait trompé de « formule », formule qu’il faudrait encore chercher… Et que, malgré l’écriture incessante, le fait qu’il noircit, finalement, des pages, la page reste… blanche. Un Sisyphe sui generis donc : plus il écrit, plus la page lui échappe, reste à écrire… : « L’encre nous trompe parce que les pages sont seulement vraies si elles sont blanches. » (p.19) Mais plus loin : « L’écriture était impure depuis que ses pages demeuraient vierges. » (p. 28) nous fait aussi penser qu’il y aurait une faute à expier (lever le pêché du monde).

Et dire qu’il s’agit de phrases où l’oxymore domine, de même que la coïncidentia oppositorum, ou la contradiction dans les termes. Des formules redondantes ou tautologiques. Phrases sibyllines, énigmatiques : devant le Sphinx (Jaffeux) nous entendons ces phrases. Nous retournons chez nous pour les ruminer. Un jeu permanent : « Le jeu était l’essence de son art parce qu’il existait par hasart. » (p. 19)

Le moment est arrivé peut-être de dire que dans les livres de Philippe Jaffeux le supposé mot hasard est toujours écrit « hasart » ? Que cela doit correspondre à un raccourci qui tiendrait place de son art d’écrire (ars poetica) : si un coup de dés jamais n’abolira le hasard, jamais un coup de phrase (écrite / dictée) par Philippe Jaffeux n’abolira l’art de l’écriture ! Et que ce raccourci soit la grâce, nous le lisons dans le texte : « La grâce déterminait son état depuis que le hasart était favorable au vide. » (p. 29)

Si le « style reste simple, c’est « parce qu’il mesurait la complexité d’une lumière blanche » (p. 31).

Une alchimie opère souvent : « L’encre ne tombait plus sur sa page car elle avait pris la forme d’un nuage blanc. » (p. 31)

Et peut-être que le résumé de ce livre pourrait être cette phrase : « Le vide et la parole se confondirent lorsque l’air fut représenté par sa page blanche. » (p. 34)

Le plaisir du texte écrit / lu coïncide avec le plaisir du silence créateur : « Sa pensée était mise en musique depuis que sa parole battait au rythme d’un silence créateur. » (p. 34)

Rapport étroit entre la vie et l’écriture : « Ses jours étaient de plus en plus clairs depuis que ses pages étaient de plus en plus noires. » (p. 36) Et surtout : « Sa vie intérieure se répandit sur sa peau afin de faire resplendir une goutte de sang. » (p. 37)

Ce qui fait de ce livre un… roman c’est justement cet accord parfait – harmonie – entre la vie et l’écriture. Le roman peut être le nom d’un « vrai » roman ou d’un recueil de poèmes. Ou : un roman peut être un poème par sa façon de comprendre (contenir) et transgresser une vie (dans les deux cas : la vie passe complètement dans l’écriture et l’écriture complètement dans la vie).

Et un dernier lien avec « N » dans cette phrase : « Il remplissait sa maison de pierres pour se construire une activité à l’air libre. » (p. 39 ; n. s.) Ce qui nous donnerait aussi la construction à laquelle nous avons fait allusion dans la lecture faite de « N » : les mains mêmes de l’auteur sortant du texte, que nous avions vues dans les lettres en exposants, mains de plus en plus longues, comme des grues, pour attraper les matériaux nécessaires à cette construction. Belle réponse à notre » questionnement : quelle construction ? D’une activité à l’air libre. »

Autre aspects à aborder dans ce livre ; la liberté (de l’auteur), l’enfance/ l’innocence, le temps – « Le temps toujours nous a-temps car son activité est incorrigible. » (p. 44). Cet « a-temps » qu’on entend attend : est-il une invention hasardeuse, ce qu’on appelle sérendipité, et que nous reste à approfondir ?

Coïncide-t-il avec ce temps annihilé, dont nous parlions à propos de « N » ? Questionnement en cours.

Et si d’aucuns pensent que nos phrases ici sont vides, qu’ils lisent – copient ! – plusieurs fois cette phrase de Philippe Jaffeux :

« Des mots vides nous affament car l’aliment de notre parole se trouve dans nos ventres. » (p. 44) (n. s.)



[1] La couleur ici et plus loin dans le texte respecte l’original.

[2] Voir la note de lecture sur ce livre dans ce numéro même de la revue, pages 319 - 324.

[3] Un Rimbaud à l’envers de celui aux semelles de vent ? Autre pensée à Rimbaud quand, à la page 23, nous lisons : « Il se risqua enfin à être un autre à l’instant où il renonça à être lui-même. » ; et encore aux « Illuminations », quand Philippe Jaffeux écrit : « Tout ce qu’il disait était lumineux depuis qu’il parlait seulement de sa page blanche. » (p. 18)

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